On ne présente plus Raymond WEISSENBURGER aux amateurs de théâtre alsacien. Durant les saisons passées, le TAS a joué de nombreuses comédies de cet auteur originaire de Seltz, notamment « Alleluja hit isch Oschtere », « Mensch Meyer », « E Strich durich d’Rechnung », ou encore « Oh wie Schrecklich », mais aussi des contes de Noël, avec « D’Marionnette Prinzessin un de arm Gänsehirt », ou « ‘s verlorene Wiehnachtslied » programmé durant la dernière saison du TAS. Sa pièce historique « Himmel ohne Sterne » avait par ailleurs marqué par sa profondeur et sa sensibilité. Cette saison, les spectateurs pourront apprécier la reprise de son grand succès « Babyboom in schwartz-wiss ».

La journée s'annonçait pourtant belle pour Octave Haferbrei, le fabricant de flocons d'avoine. Le petit déjeuner était prêt à être servi, et sa charmante épouse sur le point de partir quelques jours pour se refaire une beauté, en l'occurrence un lifting. "Liberté que tu es belle" pensa-t-il, sans se soucier de celles dont il privait son entourage : son fils Jérôme était tenu d'étudier jour et nuit, et son père, Gustave, de vivre dans l'abstinence depuis que Madame Haferbrei était partie, pour un lifting elle aussi, mais pour ne plus revenir, il y avait de cela une vingtaine d'années. Il menait le navire Haferbrei d'une main de fer et s'en félicitait, et la journée aurait pu être belle si Jérôme ne s'était mis en tête d'appeler Violette, sa vieille amie de fac, et s'il n'y avait eu ce mystérieux coup de téléphone d'une non moins mystérieuse Pepita, qui affirmait connaître un certain Haferbrei avec lequel elle avait passé une bien belle nuit, l'année dernière à Vichy.

 S'il n'y avait eu ces "si", la journée aurait vraiment pu être belle, mais comme avec des "si" on mettrait Paris en bouteille... et qu'il est bien connu que le destin suit toujours son cours, attendons patiemment la suite des événements et laissons-nous surprendre par ces quiproquos qui donnent tout leur piment à ce BABYBOOM.

     
 
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« Pension Schöller » est une comédie allemande de Wilhelm JACOBY et Carl LAUFS. Elle a été écrite et jouée pour la première fois à Berlin en 1890. La pièce a été adaptée au cinéma à trois reprises par Georg JACOBY, la dernière fois en 1960 avec Theo LINGEN dans le rôle principal. D'autres adaptations mettaient à l'honneur des comédiens comme Willy MILLOWITSCH ou Harald JUHNKE. Cet immense succès de la scène germanophone est repris régulièrement sur les scènes du théâtre amateur et professionnel, en Allemagne comme en Autriche.Quiproquos, échanges et malentendus constituent les ressorts comiques de cette pièce. Par le rire, les auteurs ont voulu brosser un portrait satirique et critique de leurs contemporains, sans pour autant se départir d'une certaine bienveillance.Gustave STOSKOPF avait certainement eu connaissance de cette pièce au moment d'écrire ses propres créations comme le « Herr Maire », en 1898, inspiré à la fois par le théâtre allemand de son époque et par le théâtre de boulevard français.

Un original plutôt fortuné remet une forte somme d’argent à son neveu pour qu'il lui organise une soirée dans un centre psychiatrique en compagnie de ces aliénés qui piquent sa curiosité.Peu motivé, le jeune homme, avec la complicité d’un ami, conduit son oncle dans la respectable Pension Scholler, lui faisant croire qu’il se trouve dans une maison de santé pour malades mentaux. Son astuce fonctionne parce que les pensionnaires de la Pension Scholler sont tous des excentriques. L’oncle y croise en effet un colonel à la retraite frustré, un auteur de romans en manque d’inspiration, un futur acteur handicapé par un défaut de prononciation et un aventurier fanatique, qui tous paraissent plus fous les uns que les autres.L’oncle passe une superbe soirée en leur compagnie et s’amuse « comme un fou », sans penser un instant que ces personnages pourraient débarquer chez lui. Quand l'histoire prend une tournure inattendue, une seule question se pose : qui est normal, qui est « fou » ?Après tout, dans la vie quotidienne, n’avons-nous pas tous l’impression, de temps en temps, d’être nous aussi entourés de fous ?

     
 
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